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2018 – Chasseur de trésor

Chasseur de trésor - 2018 - Franck Mouzon

Ici les vrai trésors sont nos émotions, nos secrets, nos rêves et la poésie qui nous entoure.
Tous ces mystères intimes qui inspirent mes musiques, mes sons.

 

Snowflakes:   Parole et chant sur "Thou shalt not kill"

The gun violence in America has me frustrated, baffled and deeply, deeply saddened. These words are what spilled out of me last night after watching the bereaved students and families speak about Parkland High School. I’m sorry it’s long — I needed to share.

La violence des armes à feu en Amérique m'a frustré, déconcerté et profondément attristé. C’est ce que j’ai dit hier soir après avoir regardé les élèves et les familles endeuillés parler de Parkland High School. Je suis désolé que ce soit long - j’avais besoin de partager..

Snowflakes.

 

Paroles

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Thou Shalt Not Kill - Snowflake

Thou shalt not kill.
There are no listed exceptions.
Not for self-defense.
Not for food. Not for valor.
Not for money nor for power.

Thou shalt not kill.
Does a gun serve any other purpose?
Any purpose other than to kill?

You say a right to a gun means you are free.
What twisted kind of freedom is there in taking life?

Your freedom has us caught in a weapons race.
You believe more guns will somehow keep us safe.
You feel you must kill before someone else kills.

My friends, the more rounds of ammunition fired, the more lives inevitably lost.
And death does not create life. Only life does that.

I reflect.
Something seems painfully defective in our species.
What compels us to create tools made only to end the life of another being?

Is that our right?
To intentionally stop the breath and heartbeat of another sentient life form?

I admit, I do not understand those who passionately believe possessing a killing machine is a symbol of their freedom and safety. Is this not illusion?

We are broken.
Our excuses are pitiful.
Our explanations belabored and weak.
I am weary of it.

I conclude.
Homo sapiens are sick.
Mentally ill.
There is no sane reason ever to kill.

This dysfunction resides deep in our DNA. For truly, we are so darkly afraid.

But, where would our civilization be if we’d never begun murdering other beings? Can you imagine the tranquility, harmony, peace?
We can stop. Stop this madness cloaked as freedom and rightful dominion.
We can heal. Heal this twisted condition that is stealing light from the human soul.

Thou shalt not kill.
There are no listed exceptions.
Not in a time of war.
Not in a time of famine.
Not for sport or revenge or glory.

True courage requires facing one’s fears and enemies unarmed, standing in the strength of the light, unafraid. We must trust and be brave, brave enough to shift this paradigm. Leave the old law of eye for an eye behind before we’re all hopelessly deaf, dumb and blind.

I would rather be murdered than murder.
Is this not the message of the Christ?
Is this not the way of Ahimsa?

I have a dream. I see piles and piles of weapons, surrendered willingly by thousands upon thousands of my brothers and sisters. Guns, rifles and ammunition all melted down as a symbol of our commitment to evolve. As a symbol of our value for creation, for life.

Thou shalt not kill.
Now is the time to change.
Do not be afraid.
It is not too late.
Now is the time to live and remember
That all life is sacred.

Tu ne tueras pas - Snowflake

Tu ne tueras pas.
Il n'y a pas d'exceptions répertoriées.
Pas pour la légitime défense.
Pas pour la nourriture. Pas pour le courage.
Pas pour l'argent ni pour le pouvoir.

Tu ne tueras pas.
Est-ce qu'une arme à feu sert à autre chose?
Un but autre que de tuer?

Vous dites que le droit à une arme signifie que vous êtes libre.
Quelle sorte de liberté tordue y a-t-il dans la vie?

Votre liberté nous a pris dans une course aux armements. Vous croyez que plus d'armes nous permettront de rester en sécurité. Vous sentez que vous devez tuer avant que quelqu'un d'autre tue.

Mes amis, plus de munitions sont tirées, plus de vies sont inévitablement perdues. Et la mort ne crée pas la vie. Seule la vie fait ça.

Je réfléchis
Quelque chose semble douloureusement défectueux dans espèce.
Qu'est-ce qui nous oblige à créer des outils uniquement pour mettre fin à la vie d'un autre être?

Est-ce notre droit?
Arrêter intentionnellement le souffle et le rythme cardiaque d'une autre forme de vie sensible?

J'avoue que je ne comprends pas ceux qui croient passionnément que posséder une machine à tuer est un symbole de leur liberté et de leur sécurité. N'est-ce pas une illusion?

Nous sommes brisés.
Nos excuses sont pitoyables.
Nos explications sont minces et fragiles.
J'en suis las.

Je conclus
Les homo sapiens sont malades.
Mentalement malades.
Il n'y a aucune raison raisonnable de tuer.

Ce dysfonctionnement réside profondément dans notre ADN. Vraiment, nous avons tellement peur.

Mais où serait notre civilisation si nous n’avions jamais commencé à tuer d’autres êtres? Pouvez-vous imaginer la tranquillité, l'harmonie, la paix?
Nous pouvons arrêter. Arrêtez cette folie enveloppée de liberté et de domination légitime.
On peut guérir. Guérissez cette idée tordue qui vole la lumière de l'âme humaine.

Tu ne tueras pas.
Il n'y a pas d'exceptions répertoriées.
Pas en temps de guerre. Pas en période de famine.
Pas pour le sport ou la vengeance ou la gloire.

Le vrai courage exige de faire face à ses peurs et à ses ennemis sans armes, debout dans la force de la lumière, sans peur. Nous devons faire confiance et être courageux, assez courageux pour changer ce paradigme. Laissez l’ancienne loi "œil pour œil"  derrière vous avant que nous ne soyons désespérément sourds, muets et aveugles.

Je préférerais être assassiné que meurtrier.
N'est-ce pas le message du Christ? N'est-ce pas la voie d'Ahimsa?

J'ai un rêve. Je vois des piles et des piles d'armes, livrées volontairement par des milliers et des milliers de mes frères et sœurs. Les fusils, les fusils et les munitions ont tous fondu comme symbole de notre engagement à évoluer. Comme symbole de notre valeur pour la création, pour la vie.

Tu ne tueras pas.
Il est maintenant temps de changer.
N'ai pas peur. Ce n'est pas trop tard.
C'est le moment de vivre et de se souvenir
Que toute vie est sacrée.

La chanson amère

(Franck Mouzon - 2018)

Alors, voila,
c'est la musique d'un film
qui n'existe pas.
C'est pas les années 80,
c'est même pas triste.
C'est une histoire
qui ne s'est pas passée
C'était pas mes 20 ans,
c'était pas l'été.
Des paroles pour dire,
ce qui m'a manqué,
tous les souvenirs
qui m'auraient marqués

Alors, voila,
C'est la chanson amère
des rendez vous manqués,
quand tu regarde en arrière,
quand tu pense au passé.

Dans la serrure du portail

(Franck Mouzon - 2015)

Dans la serrure du portail,
Se cache une araignée,
Faut pas lui faire de mal,
Quand on  tourne la clé.
Partout, elle regarde,
De ses six yeux dorés
Est-ce qu’elle monte la garde ?
Toujours à surveiller…
Elle est un peu trouillarde,
Elle ne peut pas crier.

Mais,
Faut pas lui faire de mal,
Quand on tourne la clé.

Papier

(Franck Mouzon - env. 1986)

Tu écris dans le soir, puis tu t'endors,
ta main, au hasard de tes remords,
dessine un monde à effacer,
dessine des choses à oublier,
imagination, ou bien hasard,
aspiration, papier buvard,
impression, ou vérité,
en tout cas, papier gommé.

2017 – Les temps oubliés

Chasseur de trésor - 2018 - Franck Mouzon

Dixième fois en dix ans que je réalise un petit album à la maison. Sans prétention, sans chercher à coller à un style,  mais plutôt en suivant mes intuitions et en composants avec les limites imposées par le manque de moyens.

Une fois de plus, j'ai bricolé ces petits morceaux, seul, les nuits. J'ai réalisé l'image de la pochette, écrit les paroles, créé les sons, composé les titres, enregistré, mixé... j'ai aussi chanté, même si c'est clairement pas ce que je fais le mieux !

Franck Mouzon : - Musique, composition, tous les instruments (aucun sample) - Parole, chant, chœur (sauf Slippershell) - Son, programmation, mixage, mastering - Toile numérique "Les danseuses" (env. 1996)

Kristin Hersh :  - Parole et chant sur "Slippershell"

Paroles

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Slippershel

(Paroles et chant : Kristin Hersh)

you soft soap
the soft-shelled
the porous
morons like me
and you're not sorry

piece of cake
to shake off
principles
hard-won scruples
and pretty virtue

crushed into the bottom
of mud-yellow sand
like a slippershell

chrome
like phosphorescent teeth
in mud-yellow skin
you're a slippershell
and you can go to hell

hard water
down your throat
down your back
hard to say it's hard luck
when you're so happy
hard to say it's hard luck
when we had it coming

crushed into the bottom
of mud-yellow sand
like a slippershell

chrome
like phosphorescent teeth
in mud-yellow skin
you're a slippershell
and you can go to hell
maybe see me there

can't you see it's a white-out
made of chrome?
can't you see the white-out?
it's why i piss and moan
it's why i can't go home

wallet full of fat
belly full of milk
you're touchingly, deeply fulfilled
you're very old
you're very new
you're touchingly, deeply confused

can't you see the white-out?
no, i guess you don't

Ou sont passées les étoiles

(Franck Mouzon - 2016)

Ou sont passées les étoiles
une fois filées,
ou sont rangés les jouets
l'âge passé.

Oublié les veux, les jeux,
le rire des filles,
les baisers doux, doux,
je ne sais pas ou
sont passées les étoiles
une fois filées.

2016 – Désolation moderne

Franck Mouzon - 2016 - Désolation moderne
Album "Désolation moderne" 2016

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Paroles

Dans cet album, des titres que j'ai bricolé pendant plusieurs années avant de les livrer et d'autres terminés en une demi-heure.   Comme d'habitude, j'ai voulu soigner particulièrement les sons et les mixages, même si j'arrive aux limites de ce que je peux faire dans mon salon sans matériel professionnel.  

Franck Mouzon : Musiques - Arrangements - Paroles (*) - Tous les instruments - Voix (*) Programmation des machines - Traitements sonores - Mixage - Mini mastering - Pochette (Plante carnivore - Acrylique sur toile - 2013).

Sauf (*) : Biterness (vocal by Laura James, musique Franck Mouzon).

Peur

(Franck Mouzon - env. 2012)

Toujours le même parcours, suivre le trottoir,
compter à rebours, éviter les regards.

Prendre le boulevard, attendre au feu,
rester à l'écart, en retrait, un peu.

Avancer, encore, toujours, jamais lever les yeux,
le chemin le plus court, tu es sure qu'on te regarde,
tourner à droite, encore deux rues,
croiser les gens, jamais croiser leurs yeux.

Avancer, jamais penser,
longer les murs,
regarder ses pieds,
plus que quelques mètres, l'impasse est déserte, pousser la porte

Pourquoi cette gène, cette envie de te cacher?
Pourvu qu'il n'y ai personne dans l'escalier,
il faudrait bien parler, même un murmure,

Enfin seule, le verrou bien fermé
derrière toi,
de quoi as tu peur, petite ?

Du temps à tuer

(Franck Mouzon - env. 2012)

C'est le bruit de la rue qui te sors de la nuit,
ton regard, dans la glace que tu dévie.
C'est la lumière du matin qui t'invite,
à t'échapper, t'en aller au plus vite.

C'est la lumière du matin et l'air glacé
qui achèvent de te réveiller.
Une table en terrasse, bien habillé,
Voir les passants passer,

Un café, une cigarette,
voire les passant passer
mais... personne ne s'arrête
reprendre un café

comment trouver, encore, encore
comment trouver du temps à tuer

encore une cigarette,
quoi de plus important,
personne ne s'arrête,
laisser passer le temps.

C'est l'horloge sur la place,
voir les aiguilles tourner,
comme le temps qui passe
sans jamais s'arrêter,
c'est l'horloge sur la place,
qui te dit de rentrer.

comment trouver, encore, encore
comment trouver du temps à tuer

C'est la porte qui claque derrière toi,
et Le silence qui t'accueilles,
la même absence à chaque fois,
tu es vain, vide et seul.
Que le son de tes pas,
pesants comme un deuil,

C'est la vie qui s'arrête chez toi,
quand tu passe le seuil.

 

Stanislas Petrov

(1939-2017)

Le 26 septembre 1983, l'officier Stanislas Petrov évite une guerre atomique. Celui qui aurait pu être un héros au même titre que Youri Gagarine ou Neil Armstrong, décédait le 19 mai 2017 dans l’indifférence et la misère près de Moscou.

Stanislas Petrov sur Wikipedia

Ici, un lien vers l'excellent article du magazine Suisse "le temps"
La nuit la plus longue de Stanislas Petrov

 

Stanislas Petrov

 

Le cœur malade

(Franck Mouzon - env.2012)

T'as l'cœur malade, p'tit gars, t'as l'cœur malade,
Ca t'empêches de voir, ça t'empêches de voir,
Que même dans le noir,
La vie continue, p'tit gars.

T'avances sans rien voir,
De la lumière du matin
De la beauté du soir
T'es plein de chagrin
T'as perdu l'espoir, p'tit gars.

On te dit viens, on te dit reste,
tu n'écoutes rien, et puis tu pars…
Tu dis,
Aux moins que rien, personne s'intéresse,
et mon chemin, est sans espoir.

2015 – Kristin Tome 2

Franck Mouzon / Kristin Hersh - 2015 - Kristin tome 2

 

Second album inspiré par la grande Kristin Hersh.
Les titres sont composés à partir des voix solo (a cappella) des démos de Kristin Hersh, gentiment offertes sous licence Créative Commons.
En effet Kristin n'a jamais chanté sur ces musiques. Les musiques sont des compositions nouvelles souvent très différentes des versions originales et non des remix (sauf la flûte sur Glass).

Franck Mouzon :
Musique (Compositions, Claviers, Guitares, Chœurs, Programmation, Arrangements, Mixage)

Kristin Hersh : Paroles et chant

All downloads are ©2007-2008 Kristin Hersh, and offered under a Creative Commons BY-NC-SA license — meaning you can share, remix, or rework as long as you give credit.

 

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Paroles

Glass

(Kristin Hersh)

is this witchy?
my thoughts are cloudy
this is weird: my mind is clear

in this hyper-chlorinated pool of humanity
you're very clean

i give up

is this hunger?
i can't remember
this is strange: we're just the same

in this insatiable, unstable subspecies
you're very sweet

i give up

flies woke up, confused
sprung to life
and spring all here and everything

sleeping on the kitchen couch
sun everywhere
you're very clear

i give up

why put the light on?
why put the light at all?

 

Around dusk

(Krsitin Hersh)

around dusk
you walk the seven blocks to paradise
and throw your arms around it
part of the cattle call to harmony
at dawn it breaks
but much too late to wreck the night
we spun a silken effort
wrapping the day in softer company
my favorite distant sadist
the acid test tangle
face to face
under the lights
whatever it takes to kill me off
and throw your arms around me
wrapping the night in ugly harmony
Around

Snow falling

(Texte "Bamboo" écrit par Kristin Hersh
Jamais enregistré officielement)

Snow flying
Bamboo dancing
You coughed up this month
The light changing
Undulating
Us all swell and born
It's extra ordinary
It's extra ordinary (it's extra ordinary)
It's extra ordinary (it's extra ordinary)
It's extra ordinary (it's extra ordinary)

 

Rubidoux

(Kristin Hersh)

the freeway’s freeway close
i laugh from the back
the race is over
headlights on your teeth
race down both your backs
in the dark blue car
a party
blue trash on the floor
i hope you find your hunger
in a hungry world

 

Flooding

(Kristin Hersh)

I can pinpoint the moment you closed your eyes
and said yes to the flooding

Like melting you shrugged off the clothes of your life and, well,
i hope you remind me it's here

At twice the speed hungering for someone who left in half the time

Fuzzy fumbling that thirst is gone we're alone

A parking lot plea begging for a future you need

Elizabeth June

(Kristin Hersh)

the ground’s on fire
the ground’s on fire
and so are you
god left you here, too

you could call for rain
you could call for rain
your new moguls: trees
some full
some lonely
both help you think

i’m sorry
and you were right
it was okay
to be scared

 

Morning birds

(Kristin Hersh)

(i couldn’t sleep anyway
the hole you left is full of rain)

morning birds screamed all night
if there was just a little light left
something to grow into panic

homeless
coming home
i could not stop moving
now i can’t move
i miss you
i bet i take this lying down

you know it’d be a justified sin
you know it’d be clean
you know it’d be purifying
you know it’d be clean

morning birds screamed all night
if there was just a little fright left
something to grow into panic

homeless
coming home
i could not stop moving
now i can’t move
i miss you

2014 – Territoires intimes

Franck Mouzon - 2014 - Territoires intimes

 

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Un album plusieurs fois recommencé, longtemps abandonné, retravaillé, et enfin… dévoilé. Un album particulier aussi, avec des poèmes mis en musique, des titres qui alternent entre le chaud et le froid. Un album entièrement réalisé à la maison avec un son plus travaillé, mais toujours avec des moyens dérisoires.

La voix de mon amie Gisèle sur "En retrait", et la voix de la chanteuse américaine Kristin Hersh (the Throwing Muses, 50 foot Wave, Kristin Hersh solo) sur "Snow Falling".

Franck tout seul : Compositions  -  Textes sauf "Snow Falling" (Kristin Hersh)  -  Synthétiseurs en panne  -  Guitare électrique  -  Chant (?) avec Gisèle Pécout sur "En retrait"   -  Sons / programmation  -  Effets et bidouillages  -  Enregistrement  -  Mixages farfelus  -  Mastering amateur
Pochette : La toile numérique "Bleu numéro 6".

En savoir plus sur Kristin Hersh : ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Kristin_Hersh). Kristin Hersh under Creative Commons BY-NC-SA

Paroles

En retrait

(Franck Mouzon - 2012)

Voir passer sa vie
Comme un paysage
A travers la vitre
Des jours trop sages.

N'avoir aucune envie…
Que rien ne se passe….
Ne pas prendre le risque
De briser la glace.

En retrait… tu restes
De peur que quelque chose te touche
Peur des mains et des gestes
Peur des mots, peur des bouches.

Regarder de loin
Ta vie qui passe
Rester au chaud, ne pas prendre froid…
Au cœur, surtout.

Petits cailloux

(Franck Mouzon - 2013)

Ce sont de petits cailloux blancs,
qui brillent, qui brillent,
échoués la, sans raison,
sur le bitume sombre.

Insignifiants dans le paysage,
et pourtant indispensables,
comme un chapelet de lumière
dans les rayons du soir.

Que font-ils la ? Au bord de la route ?

Ils brillent, ils brillent,
dans le faisceau des phares
de l'auto qui arrive,
trop vite, trop vite,
ils roulent sous les pneus,
qui glissent, qui glissent
et éjectent le véhicule
imprudent dans le fossé.

Ce sont de petits cailloux blancs,
qui brillent, qui brillent,
Insignifiants dans le paysage,
et pourtant indiscutablement dangereux.

 

 

 

Entre chaleur et brûlure

(Franck Mouzon - 2012)

Entre rumeurs et murmure,
entre chaleurs et brûlure,
entre douceurs et désir,
entre douleurs et plaisir...

raconte moi tes frontières,
qu'on les franchisse ensemble...

Entre nos mains et nos corps,
des vallées et des cols,
des sentiers, des trésors,
des parfums qui s'envolent

raconte moi tes frontières,
qu'on les franchisse ensemble...

Snow Flying

(Bamboo written by Kristin Hersh :
This song has not yet been officially released)

Snow flying, Bamboo dancing
You coughed up this month
The light changing
Undulating
Us all swell and born
It's extra ordinary
It's extra ordinary (it's extra ordinary)
It's extra ordinary (it's extra ordinary)
It's extra ordinary (it's extra ordinary)

 

2012 – Kristin Tome 1

Franck Mouzon - 2012 - Kristin Tome 1

 

Un petit album inspiré par la grande Kristin Hersh.
Les titres sont composés à partir des voix solo (a cappella) des démos de Kristin Hersh, gentiment offertes sous licence Créative Commons.
Les musiques sont des compositions souvent très différentes des versions originales et non des remix (sauf la basse sur Fortune).

Les titres "Moan" et "Fortune" déjà parus sur l'album "Electric Stories (2009) sont ici très légèrement modifiés et remixés.

Musique : Franck Mouzon (Claviers, guitares, Programmation, Arrangements, Mixage)
Paroles et chant : Kristin Hersh
(all downloads are ©2007-2008 Kristin Hersh, and offered under a Creative Commons BY-NC-SA license — meaning you can share, remix, or rework as long as you give credit).

Paroles

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Crooked

(Kristin Hersh)

hold the flashlight under your chin
closer as the lights dim

you lonely doll
you lucky dog
you free fall
down to the living room
closer as the lights dim

spread the glitter on your pillow
count your blessings on your fingers
crawl your way back down the stairs
down to the living room
closer as the lights dim

glittering
in lazy boys and christmas lights
glittering
then found a dark body
to the right and crooked

Mississippi Kite

(Kristin Hersh)

you paint your own tv on the wall
carve out insects to feed us all
lights ash by and the fast world echoes your thoughts
your compass led you to the edge of a lake
you’ll singe your nuts down there if you take
such bad advice from the love gods of hate
you’ll get cold
you get burned, you get cold
on the plush green rug in the lime green light
eyes like white stones in black light
i promise you everything that you like
i go “mississippi kite”
gloss assails us then dims
comic book nights, la grim
the hollywood martians, lucky stiffs, fucking win
you told me enough times you can’t give me enough rope
to hang myself one time, but I can always hope
you come down on me so hard that I choke and go
you get burned, you get cold
meanwhile, I feed you boric acid and air
lemon drops, snow cream, speckled eggs
the sweat seeps in through a crack in your head
you go “mississippi kite”

Moan

(Kristin Hersh)

in the deep cold
you can’t be brave
in the deep cold
you can’t be safe
when the wind blows
you can’t be strong
when the wind blows
you won’t be strong
blows with a spine chilling
moan
let’s drink to each other
and drink each other half to death
i’m jumping out of my skin
i’m jumping out of my skin again

Coals

(Kristin Hersh)

shrug off this wretched event
stoic, detached, you relent
you wonder why
we crash but don't land

how a purring engine sputters
like these coals that never cooled
why we crash but don't land

you heated even the mist
around this mossy existence
we never found
cold, gray, calm, dead

it's how a purring engine sputters
like these coals that never cooled
why we crash but don't land

a ramble, a rant
a ramble, a rant
a fairy tale
remorseless and serene

 

Fortune

(Kristin Hersh)

i left you cracking up in the east river
like some river devil
both cruel and unusual
thick with gold and smoking
my friend
under the wire again
and by the way
you cost a fortune
and by the way
you cast a shadow today
i watched you crawling up through the leaf litter
you don't seem to need to breathe
unlike us oily, imsy, cheap
thick with wonder bread
my friend
under the weather again

2011 – Décalages

Franck Mouzon - 2011 - Décalages

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Paroles

Un album avec 9 titres très différents les uns des autres, un hommage à Arthur Rimbaud.... Réalisé seul à la maison, de nuit.

Franck tout seul : Synthétiseurs  -  Machines infernales - Piano - Orgue -  Ordinateur récalcitrant - Guitare électrique et acoustiques  -  Chant (sauf 4)  - Compositions (sauf  3) - Textes (sauf 9) - Sons / programmation  - Effets et bidouillages -  Enregistrement  -  Mixage  -  Mastering.

  • Titre 3 : Composition :  Steve Mareigner, arrangements Franck Mouzon, Clarinette : Steve Mareigner.
  • Titre 4 : Parole et chant : Kristin Hersh (Hommage à Betty Hutton Née Elizabeth June) "Creative Commons Attribution Non-commercial (3.0)" - Musique Franck Mouzon.
  • Titre 6 :   titre composé pour illustrer le site : http://www.peuplescavaliers.be/
  • Titre 9 : Paroles : Arthur Rimbaud (1870).

Pochette : La toile numérique "Décalages" réalisée par Franck Mouzon vers 1997.

 Dormir longtemps

(Franck Mouzon - 2011)

J'voudrais m'endormir, dormir longtemps.
J'voudrais dormir… toute une année.
J'voudrais m'endormir, dormir et rêver,
dormir… dix années.

J'voudrais m'endormir, en pensant,
dormir pour cent ans…
En pensant qu'vais la retrouver,
dormir milles années.

Dormir, comme un nouveau-né,
partir, sans rien à penser.

M'endormir en chantant, un air de mes souvenirs,
m'endormir, espérant… ne jamais revenir.

J'voudrais m'endormir,
comme un an, comme un enterrement,
vite passé… et vite oublié

(J'voudrais m'endormir, et rêver, rêver aux étoiles…
J'voudrais m'endormir, me réveiller… me réveiller près de toi.)

 

Sensations

(Arthur Rimbaud 1870)

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Elisabeth June

(Kristin Hersh)

The ground's on fire
The ground's on fire
And so are you
God left you here, too

You could call for rain
You could call for rain
Your new moguls: trees
Some full, some lonely
Both help you think

I'm sorry
And you were right
It was okay to be scared

 

About Betty & Kristin

“Elizabeth June” was written for silent film actress Betty Hutton (1921-2007). Hutton was a close personal friend of Hersh’s when they were both enrolled in the same Providence, Rhode Island university in the 1980s.

Hersh spends a significant amount of her 2010 memoir Rat Girl recalling Hutton’s guidance and friendship during her formative years – especially the “study sessions” where they’d lock themselves in the old school bathroom and talk about life and their dreams for hours, the ways she would warn Hersh of the dangers of show business – how it was more than eager to chew her up and spit her out as soon as she got too old to sell.

Hutton made a point of attending every single show Hersh’s band Throwing Muses played in Rhode Island, often bringing her priest along with her and constantly giving Hersh advice on how to “sparkle” onstage.

Hutton died in Palm Springs in 2007. Hersh has claimed that she was “too afraid to see her old to go looking for her” and so wasn’t with her near the end. Said Hersh:

The lyrics hurt my feelings cause I miss Betty and I missed her end, but I like to think of her sweet, yet bizarre self having only palm trees to answer to, after a life fraught with tension. Bullied by the entertainment industry, she was riddled with insecurity: a great brain, not given a minute to think. The song says she found some peace.

2010 – Chaudes etoiles

Franck Mouzon - 2010 - Chaudes étoiles

Franck tout seul :
Compositions (sauf  *)  -  Textes (sauf *)  -  Piano  - Synthétiseurs  -  Machines diaboliques  -  Guitare électrique  -  Chant (sorte de)  -  Sons / programmation  - Effets et bidouillages -  Enregistrement  -  Mixage  -  Mastering amateur  -  Lumières tamisées - Liqueurs de whisky.

Un petit album avec 9 titres très différents les uns des autres, pour être sur de pas plaire à tout le monde....

(*) Lies : composition inspirée par "Trifonic - Lies" , vocal by "Amelia June" licence CC by-nc)
After the battle :  titre composé pour illustrer le site : http://www.peuplescavaliers.be/
Drive a new car : tout particulièrement pour Hélène et rémi.
Pochette : La toile numérique "étoiles chaudes" réalisée par Franck Mouzon vers 2005.

Paroles

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LIES

D'après Lies by Trifonic (Creative Commons BY-NC-SA)
Lyrics by Laurence Trifon - Vocals – Amelia June

When you walked away it was the
Saddest day the world has known
Shattered my heart and left me in
Pieces of a broken home
Now you say you need me
Standing at the door
Asking if you can come in
And I can’t say no, I can’t say no

You and I just can’t say goodbye
Every time we do, well
It’s just another lie
I know you’re no good for me, but
Every time I’m with you there’s
Nowhere I’d rather be

We’ve been to hell, been burnt by the
Flames of a pain so deep that
Even the strongest god in the heavens would
Kneel and weep
But here I lie
Pressed against your skin
Right where I want to be
You’re the sweetest sin

Sa chambre

(Franck Mouzon env. 1991)

Dans sa chambre, une odeur de jasmin
Une lampe, Jusqu'au matin
Des ombres sur sa peau
Comme le vol, des oiseaux

La douceur des dimanches
La fraicheur des matins
Quand elle chantait ce refrain
 
Dans sa chambre,
Reste son parfum,
Les ombres, les oiseaux,
Sont partis au loin
Sont partis très haut.
 
Oubliés les dimanches
Quand on était bien,
Quand il faisait beau.
 
Déjà, plus rien
De la douceur du jasmin
De l'odeur de ta peau
 
Que le souvenir de tes mains,
De la forme de tes hanches
Et les notes d'un refrain
 
Reste une lampe, unique témoin
Plus qu'un souvenir, qui s'effiloche
Sans vouloir partir

Qui s'éloigne et reviens toujours
Comme le vol des oiseaux
Et les fleurs de jasmin.

2009 – Electric Stories

Franck Mouzon - 2008 - Electric Stories

Un album, pour lequel j'ai écarté les solutions toutes faites, j'ai donc programmé tous les sons de synthé (ou machines virtuelles), les rythmes, et inventé de nouveaux bidouillages sonores.

J'ai voulu aussi plus d'émotions, mais quoi de plus difficile à partager... avec seulement quelques notes.

Un album différent aussi, grâce à la voix formidable de "Kristin Hersh", chanteuse du groupe américain "The Throwing Muses".

La voix de Kristin Hersh sur les titres "Moan", "Fortune" et "Around Dusk" est publiée sous licence "Creative Commons Attribution Non commercial (3.0)".

(Musique Franck Mouzon - Paroles Kristin Hersh)
Franck : Piano, Synthetiseurs, Machines, Guitare, Effets
Kristin : Chant

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Around dusk

(Kristin Hersh)

around dusk
you walk the seven blocks to paradise
and throw your arms around it
part of the cattle call to harmony
at dawn it breaks
but much too late to wreck the night
we spun a silken effort
wrapping the day in softer company
my favorite distant sadist
the acid test tangle
face to face
under the lights
whatever it takes to kill me off
and throw your arms around me
wrapping the night in ugly harmony
Around

Paroles

Moan

(Kristin Hersh)

in the deep cold
you can’t be brave
in the deep cold
you can’t be safe
when the wind blows
you can’t be strong
when the wind blows
you won’t be strong
blows with a spine chilling
moan
let’s drink to each other
and drink each other half to death
i’m jumping out of my skin
i’m jumping out of my skin again

 

Fortune

(Kristin Hersh)

i left you cracking up in the east river
like some river devil
both cruel and unusual
thick with gold and smoking
my friend
under the wire again
and by the way
you cost a fortune
and by the way
you cast a shadow today
i watched you crawling up through the leaf litter
you don't seem to need to breathe
unlike us oily, imsy, cheap
thick with wonder bread
my friend
under the weather again

 

2008 – Lumières froides / nuits blanches

 

Franck Mouzon - 2008 - Lumières froides / Nuits blanches

 

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Paroles

Franck Mouzon:
Synthétiseurs, Machines, Guitares, Voix, Paroles et Musique.

Un nouvel album, né loin des modes et des courants, personnel et expérimental donc, plutôt que consensuel. Quelques notes à partager, enfin, malgré les pannes de disques durs, les processeurs grillés, et des moyens toujours très amateurs.

Des titres composés entre 1987 et 2008, des textes de jeunesse, des synthés capricieux, un ordinateur en bois, un peu de guitare, des voix improbables, des sons et des bidouilles, un mixage maison fait au casque.

Une pochette avec un tableau aussi…Tout ça, réalisé la nuit, à la maison.

Départ dans la rue du soir

(Franck Mouzon env. 1987)

Depuis qu'elle m'a quitté
j'm'ennuie un peu ici.
Faire le tour du quartier
puisqu'elle est partie.

Les voisins qui s'engueulent
le clochard fait la manche
des sapins pleins d'orgueil
dans un square à la manque.

Alors je regarde

Les poubelles qui débordent
sur le trottoir qui glisse
et la rue que décorent
les autos qui pourrissent.

Alors j'écoute

Une musique qui s'étouffe
un néon qui clignote
le vent qui s'engouffre
une porte qui claque.

Des gens qui crient
des talons qui partent
donc, elle est partie
puisqu'il faut qu'elle parte.

Mélodie des nuits longues

(Franck Mouzon - Fin des 80's)

Prends la dernière mélodie, destination l'autre journée,
Oublie ta vie pour une nuit, dans ta chambre ennuyée.

C'est pas la nuit qui t'use, assis les poings serrés,
c'est la vie dont tu abuses, le temps se fait payer.

Cette nuit, cette musique, au matin, le soleil...
Cette vie mécanique, sans brouillard, sans sommeil.

C'est pas la nuit qui t'amuse, c'est pas le jour que tu vie,
c'est tout ce temps qui t'use, tout ce temps sans envies.

Allez, remets nous ta mélodie, bientôt l'aube va se lever,
oublie que t'est seul dans cette vie, il est trop tard pour espérer.

2007 – Débris / Collages (1987-2007)

Franck Mouzon - 2007 - Débris / Collages

 

Débris / collages - 1987-2007 - Franck Mouzon

Franck : Claviers, Machines, Mixage, Photo.

Entre 1987 et 2007, j'ai composé et souvent transformé ces bizarreries seul chez moi, à l'aide de mon ordinateur et de vieux synthés.

Grace à l'informatique, j'ai enfin arrangé et mixé les titres comme je les avais imaginées à l'époque, cependant mon budget "musique" me met à l'abris d'une production studio et m'oblige à conserver un peu le coté artisanal des débuts.

J'ai choisi les titres les plus basiques, froids et électroniques sur lesquels je pouvait apporter un son et des arrangements originaux. Au final, ces montages / démontages/ bidouillages / collages sonores sont devenus des musiques, encore très personnelles, mais peut-être écoutables. C'est en tout cas ce que j'ai pensé quand j'ai osé les dévoiler.

Ce premier album "amateur" me donnera finalement l'envie de composer de plus en plus et d'expérimenter dans toutes les directions.

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