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Bricoleur solitaire et noctambule, J’utilise des séquenceurs, synthétiseurs, ordinateurs, et autres technologies. Les titres présentés ici ont été composés, entre 1987 et aujourd’hui.

Mon budget excluant les solutions professionnelles , j’effectue toutes les étapes moi même à la maison. Composition, textes, interprétation, (claviers, guitares, chant, programmations, machines diverses), mixage et graphisme.

L’enfance, la jeunesse…

electrophone radialvaDès l’enfance, j’ai été attiré par la musique,  par le petit « tourne disque » des années 60 de mes parents qui avait la particularité de d’envoyer du 220 volts dans les doigts dès qu’on effleurait la carcasse en tôle.

Plus tard, j’écoutais longuement les disques de mon frère aîné dans sa petite chambre. A 12 ans j’achetais mes premiers albums 33 tours (LP), mon frère m’offrait des cassettes et je m’achetais un radio-K7 qui capte la FM!

je passais la fin des années 70 à enregistrer tous les albums prêtés par les copains de ma sœur. Solitaire, je dévorais des K7 et j’écoutais pendant des heures tout ce que cette époque avaient de musicalement passionnant.Hitachi TRK 5030

Je prenais des cours de musique (orgue) et de solfège sans grande conviction, même si les instruments de musique m’attiraient comme un aimant, je n’arrivais déjà pas à travailler sérieusement un instrument.

J’ai donc passé mon adolescence à écouter de plus en plus de disques, l’avènement du Walkman, puis du CD me permettrons de collectionner tout ce qui tombe entre mes oreilles.

Premières compositions

Au milieu des années 80, je fréquente à l’occasion des musiciens dont je partage parfois les répétitions, les concerts et les galères. J’écris souvent à la va vite des paroles sur une table de café, paroles cédées traditionnellement contre le paiement de l’addition.

Je peux aider à enregistrer une maquette, à régler une sono sur scène, à porter des amplis. Je donne des conseils sur une intro, ou critique les compositions et j’ai  même (rarement) l’occasion d’accompagner des groupes en studio. je découvres enfin avec des amis les possibilités offertes par les nouveaux synthétiseurs.

Yamaha Ps 6100

 

En janvier 1987, je pars pour 4 mois en stage, j’emporte un petit clavier sur lequel je passe mes soirées à mesurer ce que l’on peut faire avec 3 doigts et beaucoup de maladresse. A cette occasion me viens l’envie de composer mes propres musiques, une envie qui deviendra une évidence pour les années suivantes.

 

Au retour, j’achète progressivement du matériel d’occasion, et je transforme ma petite chambre en studio d’enregistrement (très amateur). J’enregistre des compositions radicalement « personnelles et originales » sur des k7 qui commencent à s’empiler.

Un style personnel

Certains s’appliquent à faire des titres dans l’air du temps, dans le style  la mode, se calquant sur ce qui passe à la radio, car c’est bien connu : c’est ce qui se vend. Je respecte ce choix, chacun à le droit de faire passer le commerce avant son art et ses goûts personnels.

J’ai justement choisi de ne pas essayer de vendre ma musique, convaincu que je ne ferai pas à moi seul de productions professionnelles, et d’autre part, je n’imaginais pas non plus qu’un producteur allait, par miracle, mourir d’envie de produire mes musiques à ses frais. Au mieux j’aurais pu le faire rire…

J’ai alors décidé de faire la musique qui me plaisait, sans aucune pression, sans avoir à plaire au grand public, en négligeant les usages, les codes et les tendances de l’époque.

Ne pas plaire à tout le monde, me convient, ne pas respecter ce qui se fait, aussi… mais intéresser de temps à autre un auditeur avec une musique qui ne dois rien aux modes : c’est bien aussi !

Influences, ou pas

Citer des influences prestigieuses alors qu’on joue d’un instrument comme un débutant, ça peut paraître déplacé, voire prétentieux.

Prétendre n’avoir aucune influence quand on écoute (et achète) des centaines d’albums, ne serait pas crédible non plus.

C’est ainsi, à force d’écouter des albums magnifiques, j’ai décidé un jour de 1987 de me mettre à faire les miens, modestement.

Heureusement, j’affectionnait certains style de musique qui demandait moins de performance que d’autres… et je me jetais à l’eau.

Peu à peu, l’arrivée de l’informatique musicale, et la démocratisation du matériel «home-studio» aidant, je m’approchais de ce que j’avais en tête, car c’est bien de cela qu’il s’agissait et c’est toujours ce qui me guide.

Faire comme les autres, suivre les modes, copier ne m’intéresse pas, et j’en suis incapable. Je préfère raconter mes histoires, avec mes sons, même si je m’approche parfois dans les ambiances que j’ai aimées chez :

Kraftwerk – Young Marble Giants – Marquis de Sade
Brian Eno – Joy Division – Yves Simon – Devo
Pink Floyd – Kid Loco – Gary Numan – OMD
Taxi Girl – Cure – Kat Onoma / Rodolphe Burger – etc.

Ce sont des influences? Difficile à dire… Difficile et ambitieux aussi, d’oser se comparer à ses musiciens reconnus. Certaines de mes musiques peuvent parfois s’en rapprocher, mais le plus souvent le lien est subtil, voir tiré par les cheveux. La différence de « niveau de production », voir le manque de professionnalisme me mettent heureusement à l’abris de toute confusion.

Ce ne sont pas forcement non plus les artiste que je préfère.. sinon j’aurais du en ajouter un bon millier…

Sur internet

Pendant des années, je concevais mes musiques sur mon ordinateur (Atari, puis PC) et  je m’investissais beaucoup dans ces technologies. Au milieu des années 90, les logiciels permettent d’enregistrer et de mixer de façon de plus professionnelle.

Quelques temps plus tard est apparu Internet, puis le débit est devenu suffisant pour y écouter de la musique.

Jamendo - Musiques Creative CommonsA partir de 2007, j’ai partagé mes compositions sur Jamendo qui est une plateforme Internet sur laquelle des artiste peuvent « déposer » des albums destinés à être écouter (et téléchargés) gratuitement.

Je découvrais à cette occasion que je n’étais pas le seul « musicien désintéressé » puisque près de 10 000 albums, des plus « amateurs » au plus « professionnels », étaient déjà disponible sur le site.

En donnant simplement, l’adresse de ma page sur Jamendo (https://www.jamendo.com/artist/5324/franck-mouzon), ou après une recherche sur le net, mes proches, collègues ou amis pouvaient enfin écouter ce que je faisais avec mes machines.

Jamendo compte aujourd’hui plus de 40 000 artistes dans le monde entier (j’avoue, j’ai pas vérifié…), et le nombre d’écoute de mes albums, très limitées au départ, ont fini par augmenter, à ma grande surprise, car je ne pensais pas qu’autant de gens du monde entier allaient écouter et surtout télécharger mes musiques.