2016 – Désolation moderne

Franck Mouzon - 2016 - Désolation moderne
Album "Désolation moderne" 2016

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Paroles

Dans cet album, des titres que j'ai bricolé pendant plusieurs années avant de les livrer et d'autres terminés en une demi-heure.   Comme d'habitude, j'ai voulu soigner particulièrement les sons et les mixages, même si j'arrive aux limites de ce que je peux faire dans mon salon sans matériel professionnel.  

Franck Mouzon : Musiques - Arrangements - Paroles (*) - Tous les instruments - Voix (*) Programmation des machines - Traitements sonores - Mixage - Mini mastering - Pochette (Plante carnivore - Acrylique sur toile - 2013).

Sauf (*) : Biterness (vocal by Laura James, musique Franck Mouzon).

Peur

(Franck Mouzon - env. 2012)

Toujours le même parcours, suivre le trottoir,
compter à rebours, éviter les regards.

Prendre le boulevard, attendre au feu,
rester à l'écart, en retrait, un peu.

Avancer, encore, toujours, jamais lever les yeux,
le chemin le plus court, tu es sure qu'on te regarde,
tourner à droite, encore deux rues,
croiser les gens, jamais croiser leurs yeux.

Avancer, jamais penser,
longer les murs,
regarder ses pieds,
plus que quelques mètres, l'impasse est déserte, pousser la porte

Pourquoi cette gène, cette envie de te cacher?
Pourvu qu'il n'y ai personne dans l'escalier,
il faudrait bien parler, même un murmure,

Enfin seule, le verrou bien fermé
derrière toi,
de quoi as tu peur, petite ?

Du temps à tuer

(Franck Mouzon - env. 2012)

C'est le bruit de la rue qui te sors de la nuit,
ton regard, dans la glace que tu dévie.
C'est la lumière du matin qui t'invite,
à t'échapper, t'en aller au plus vite.

C'est la lumière du matin et l'air glacé
qui achèvent de te réveiller.
Une table en terrasse, bien habillé,
Voir les passants passer,

Un café, une cigarette,
voire les passant passer
mais... personne ne s'arrête
reprendre un café

comment trouver, encore, encore
comment trouver du temps à tuer

encore une cigarette,
quoi de plus important,
personne ne s'arrête,
laisser passer le temps.

C'est l'horloge sur la place,
voir les aiguilles tourner,
comme le temps qui passe
sans jamais s'arrêter,
c'est l'horloge sur la place,
qui te dit de rentrer.

comment trouver, encore, encore
comment trouver du temps à tuer

C'est la porte qui claque derrière toi,
et Le silence qui t'accueilles,
la même absence à chaque fois,
tu es vain, vide et seul.
Que le son de tes pas,
pesants comme un deuil,

C'est la vie qui s'arrête chez toi,
quand tu passe le seuil.

 

Stanislas Petrov

(1939-2017)

Le 26 septembre 1983, l'officier Stanislas Petrov évite une guerre atomique. Celui qui aurait pu être un héros au même titre que Youri Gagarine ou Neil Armstrong, décédait le 19 mai 2017 dans l’indifférence et la misère près de Moscou.

Stanislas Petrov sur Wikipedia

Ici, un lien vers l'excellent article du magazine Suisse "le temps"
La nuit la plus longue de Stanislas Petrov

 

Stanislas Petrov

 

Le cœur malade

(Franck Mouzon - env.2012)

T'as l'cœur malade, p'tit gars, t'as l'cœur malade,
Ca t'empêches de voir, ça t'empêches de voir,
Que même dans le noir,
La vie continue, p'tit gars.

T'avances sans rien voir,
De la lumière du matin
De la beauté du soir
T'es plein de chagrin
T'as perdu l'espoir, p'tit gars.

On te dit viens, on te dit reste,
tu n'écoutes rien, et puis tu pars…
Tu dis,
Aux moins que rien, personne s'intéresse,
et mon chemin, est sans espoir.

2 réflexions sur « 2016 – Désolation moderne »

  1. Bravo et merci pour ce partage,

    Beaucoup de choses excellentes ici, j’aime en particulier le texte de « Peur ».
    encore merci pour les émotions

    Laura

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