2011 – Décalages

Franck Mouzon - 2011 - Décalages

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Paroles

Un album avec 9 titres très différents les uns des autres, un hommage à Arthur Rimbaud.... Réalisé seul à la maison, de nuit.

Franck tout seul : Synthétiseurs  -  Machines infernales - Piano - Orgue -  Ordinateur récalcitrant - Guitare électrique et acoustiques  -  Chant (sauf 4)  - Compositions (sauf  3) - Textes (sauf 9) - Sons / programmation  - Effets et bidouillages -  Enregistrement  -  Mixage  -  Mastering.

  • Titre 3 : Composition :  Steve Mareigner, arrangements Franck Mouzon, Clarinette : Steve Mareigner.
  • Titre 4 : Parole et chant : Kristin Hersh (Hommage à Betty Hutton Née Elizabeth June) "Creative Commons Attribution Non-commercial (3.0)" - Musique Franck Mouzon.
  • Titre 6 :   titre composé pour illustrer le site : http://www.peuplescavaliers.be/
  • Titre 9 : Paroles : Arthur Rimbaud (1870).

Pochette : La toile numérique "Décalages" réalisée par Franck Mouzon vers 1997.

 Dormir longtemps

(Franck Mouzon - 2011)

J'voudrais m'endormir, dormir longtemps.
J'voudrais dormir… toute une année.
J'voudrais m'endormir, dormir et rêver,
dormir… dix années.

J'voudrais m'endormir, en pensant,
dormir pour cent ans…
En pensant qu'vais la retrouver,
dormir milles années.

Dormir, comme un nouveau-né,
partir, sans rien à penser.

M'endormir en chantant, un air de mes souvenirs,
m'endormir, espérant… ne jamais revenir.

J'voudrais m'endormir,
comme un an, comme un enterrement,
vite passé… et vite oublié

(J'voudrais m'endormir, et rêver, rêver aux étoiles…
J'voudrais m'endormir, me réveiller… me réveiller près de toi.)

 

Sensations

(Arthur Rimbaud 1870)

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Elisabeth June

(Kristin Hersh)

The ground's on fire
The ground's on fire
And so are you
God left you here, too

You could call for rain
You could call for rain
Your new moguls: trees
Some full, some lonely
Both help you think

I'm sorry
And you were right
It was okay to be scared

 

About Betty & Kristin

“Elizabeth June” was written for silent film actress Betty Hutton (1921-2007). Hutton was a close personal friend of Hersh’s when they were both enrolled in the same Providence, Rhode Island university in the 1980s.

Hersh spends a significant amount of her 2010 memoir Rat Girl recalling Hutton’s guidance and friendship during her formative years – especially the “study sessions” where they’d lock themselves in the old school bathroom and talk about life and their dreams for hours, the ways she would warn Hersh of the dangers of show business – how it was more than eager to chew her up and spit her out as soon as she got too old to sell.

Hutton made a point of attending every single show Hersh’s band Throwing Muses played in Rhode Island, often bringing her priest along with her and constantly giving Hersh advice on how to “sparkle” onstage.

Hutton died in Palm Springs in 2007. Hersh has claimed that she was “too afraid to see her old to go looking for her” and so wasn’t with her near the end. Said Hersh:

The lyrics hurt my feelings cause I miss Betty and I missed her end, but I like to think of her sweet, yet bizarre self having only palm trees to answer to, after a life fraught with tension. Bullied by the entertainment industry, she was riddled with insecurity: a great brain, not given a minute to think. The song says she found some peace.

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